Nous descendons sur Millau par la route d’avant le viaduc. Très roulante, elle offre de nombreux belvédères qui permettent d’admirer le viaduc et les falaises abruptes sur l’autre versant de la route.
Nous visitons avec enthousiasme Millau. Le musée de la Ganterie est fermé à l’heure de notre arrivée mais nous découvrons deux manufactures de ganterie très modernes. Les paires de gants exposées sont très belles, très colorées pour certaines, et on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec la marque Souleiado dans l’utilisation des motifs et des couleurs.

Millau
Nous sommes un peu fatigués après avoir fait à pied le tout de la ville. Nous découvrons au restaurant de l’hôtel, un 3 étoiles à 58 euros la nuit avec stationnement gratuit, chambre moderne et très propre, une petite ouverture sur la cuisine aveyronnaise qui nous séduit tout à fait. Le personnel est charmant, attentionné et nous passons une très bonne nuit.
Nous nous promettons de visiter Montpellier le Vieux et son Chaos de pierres le lendemain matin mais l’hôtelier nous apprend qu’il s’agit d’un site privé fermé de la Toussaint à Pâques. Nous nous y rendons tout de même en espérant avoir un aperçu de cette curiosité qu’un très récent reportage télévisé a mis à l’honneur.
Nous nous permettons d’entrer dans le site qui est en fait sans barrière pour les piétons et y déambulons une vingtaine de minutes puis nous décidons de ne pas enfreindre plus longtemps sa fermeture et revenons à la voiture.
Direction les Gorges du Tarn, grandioses. La route est belle et déserte et nous roulons au pas, impressionnés par le paysage. Nous découvrons quelques hameaux sur l’autre rive ravitaillés pour les marchandises par un téléphérique. Les personnes franchissent la rivière en barque mais même avec de bons bras et une grande ardeur à ramer je ne vois pas comment une traversée ce jour- là aurait été possible.

Village ravitaillé par téléphérique
Nous passerons notre 2ème nuit à Rodez et là encore après un grand tour pédestre de la ville nous décidons de dîner à l’hôtel et de continuer à découvrir la cuisine aveyronnaise. Nous ne sommes pas déçus.
Rodez est une ville bien restaurée dans son centre, la cathédrale est très belle et les travaux d’embellissement se poursuivent un peu partout. Nous sommes vraiment contents de visiter Rodez, d’autant que nous découvrons la mandarelle, gâteau typique imitant la rosace de la cathédrale, qui se conserve sans soin particulier, succulent, et qui fera nos délices pendant deux jours à chaque petite faim.

une rue de Rodez avec la Cathédrale
Le musée Soulages est encore fermé quand nous nous y rendons le lendemain matin mais un certain nombre d’œuvres de ce peintre né à Rodez peuvent être vues au musée Fabre de Montpellier.

Place à Rodez
Je suis émerveillé par l’amour porté par tous ces Maires à la préservation du patrimoine de leur ville. Cette région est loin d’être la plus riche de France mais partout on peut admirer les effets d’une politique de mise en valeur des bâtiments anciens, d’urbanisme et de construction d’immeubles modernes dans des quartiers anciennement et probablement très délabrés dans le respect d’une architecture régionale qui ne dépareille aucunement l’esthétique de ces villes et villages.
Nous quittons Rodez, très tranquillement, pour aller visiter quelques villages classés comme « plus beaux villages de France »
Le premier sur notre route est Saint Côme d’Olt (Olt veut dire Lot) car ce village s’étire le long du Lot.
C’est un enchantement tant par la qualité de la restauration que par la beauté architecturale de ces demeures. Nous aimons cette architecture qui mêle le grès rose à la pierre banche pour soutenir de belles maisons dont beaucoup sont des gîtes. Seule alternative économique peut-être au coût de la restauration.